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  • Citation baudelairienne

    "Grand délice que celui de noyer son regard dans l'immensité du ciel et de la mer!

    Solitude, silence, incomparable chasteté de l'azur"

    Charles Baudelaire,

    Le Confiteor de l'artiste

    Le Spleen de Paris, 1869

  • La Mer en livres-Le Conquet-23 et 24 avril 2016

    Un salon dont le sujet est similaire à celui cité il y a quelque jours... qui se situent dans la même région, aux mêmes dates! 

    Salon du livre maritime, donc auquel j'ai assisté une fois. Petit mais accueillant et avec de belles trouvailles, de belles rencontres. A retrouver ici http://www.la-mer-en-livres.fr/

    De nouveau un salon qui réunit donc mes deux passions déclinées ici et sur son blog cousin http://ademarcreach.hautetfort.com/

  • Régate

    Continuons avec les tableaux s'inspirant de la mer. Ici "Régate", de Marie-Thérèse Thévenot. Peintre haut-savoyarde découverte par hasard, la carte postale de son tableau "Régate" m'accompagne souvent.

  • Citation tirée d'une des mes récentes lectures...J'adhère!

    "Pour retrouver des forces, rien ne vaut la proximité de la mer. Peut-être parce que toute vie vient d'elle. Il doit nous rester une très lointaine mémoire de cette énergie primaire". Erik Orsenna, L'Origine de nos Amours

    (Plusieurs passages se situent à Bréhat... alors que rien ne le laissait supposer à la lecture du résumé... si ce n'est l'auteur lui-même. Pas assez cependant pour figurer dans ma liste de livres sur ce blog... mais dans mon autre blog, oui! voir les quelques mots dans mes lectures d'avril sur http://ademarcreach.hautetfort.com/)

  • Festival Livre et Mer-Concarneau-22 au 24 avril 2016

    Manifestation consacrée à la littérature maritime, le Festival Livre & Mer accueille chaque année des auteurs inspirés par l'univers de la mer et des océans. En savoir plus avec le lien suivant : http://www.livremer.org/

    On retrouve donc ici mes deux "passions", déclinées dans ce blog et son cousin : http://ademarcreach.hautetfort.com/

  • Tout à fait d'accord...

    "La simple contemplation de la mer pouvait remplir une vie entière" David Foenkinos, Le Mystère Henri Pick

  • Mer en poésie, toujours... "Souvenir" d'Alphonse de Lamartine

    Souvenir

    A la princesse d'Orange

    Alphonse de Lamartine

    Il creusait dans la mer son sillage d'écume,

    Le navire grondant qui respire le feu ;

    Nous suivions cette côte où le Vésuve fume :

    Les cyprès étaient noirs, l'eau verte, le ciel bleu.

     

    Une vague enjouée, en poursuivant la poupe,

    Des perles de la mer aspergeait le bateau,

    Comme le buis bénit qu'on trempe dans la coupe

    Sur le front des passants jette le sel et l'eau.

     

    La nuit d'été, semblable à l'éternelle aurore,

    Nous regardait d'en haut avec ses milliers d'yeux ;

    Les étoiles, les fleurs que minuit fait éclore,

    Naissaient sous notre doigt dans les jardins des cieux.

     

    Le vaste pont roulait, charmant berceau de femmes ;

    On voyait pour dormir leur front se renverser,

    Quand, sous leurs coudes blancs, le lit des grandes lames

    S'enflait et se creusait, comme pour les bercer.

     

    Le vent sonore et chaud qui soufflait des rivages,

    Invisible contact de l'invisible amant,

    Ecartait les cheveux de ces pâles visages,

    Que la lune baisait du haut du firmament.

     

    Les uns retenaient leurs muettes haleines ;

    Les autres, par des chants, cherchaient à s'assoupir ;

    Les plus jeunes pleuraient d'ivresse, urnes trop pleines

    Où la tendresse écume et déborde en soupir.

     

    Parmi ce blond essaim de figures pensives,

    Mes yeux en suivaient une, accoudée à l'écart,

    Dont le front se marbriait de pâleurs fugitives,

    Qui sondait plus d'espace et d'éther d'un regard.

     

    L'extase contenue abaissait ses paupières

    Sur ses yeux inondés de sa félicité ;

    Ses lèvres semblaient dire au Dieu de ses prières :

    "Ah! fais-moi de cette heure une immortalité!"

     

    Et moi, ce qui gravait ces nuits dans ma mémoire,

    Ce n'était pas l'odeur de vent de ces climats.

    Les astres, les cyprès, les flots d'or et de moire,

    Les groupes de beautés jouant au pied des mâts ; 

     

    C'était ce front pensif, et ce regard sans flamme,

    Plus profond que l'abîme, hélas ! et plus amer,

    Et ce léger soupir qui soulevait une âme

    Pure comme le ciel, grande comme la mer!