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L'Iroise Fêlée

  • Mer en Sardaigne...

    "Mais comment, jusque là, remarquer la mer qui change de couleur avec les saisons et semble badigeonnée d'un turquoise corrigé d'une pointe de vert sous le soleil, tandis que plus loin, elle est saphir, plus loin encore bleu nuit et, autour des rochers à fleur d'eau, d'un azur nouveau-né? Ou les rochers de Serpentara, ou les Varaglioni qui brillent dans cette immensité de bleus mais qui, par temps de sirocco, prennent une couleur cendrée tandis que la petite île émerge d'entre le nuages? Ou les vaguent qui viennent recouvrir les galets de la plage, puis repartent emportées par le ressac et sont tout ce qu'on entend dans ce grand silence, ou bien qui se brisent avec force, nimbant l'air de vapeur, gigantesque aérosol naturel, et c'est peut-être pour cela que le maquis recule devant l'herbe et que nous disons qu'on va en Irlande? Ou nous, qui jouons à plisser les yeux pour former le cadre où insérer des photos de la Méditerranée et aussi, avec un peu de chance, des dauphins qui bondissent et se réjouissent d'un rien, juste bondir"?

    in Battements d'ailes, Milena Agus (en cours de lecture)

  • Plage et mémoire....

    "Les plages sont, du reste, les seuls lieux qui ne nous déçoivent jamais et que la mémoire ne salit pas".

     

    Philippe Besson, dans L'Arrière-Saison (en cours de lecture...)

  • 2e extrait de "Ma Presqu'île" de Philippe Le Guillou, illustré par Matthieu Dorval

    "En ces espaces offerts au vent, au rabot dur des rafales, à tout ce qui arrive du large, d'iode, d'averse, de sel corrosif, on éprouve soudain la sensation de la liberté plénière, de l'assentiment magique au chant du monde, à sa beauté, à sa grandeur."

  • Extrait de "Ma Presqu'île" de Philippe Le Guillou, illustré par Matthieu Dorval

    Faisant suite à la citation indiquée hier :

    "A n'en pas douter, il y a, à Camaret, la certitude de trouver ce havre, ce point d'ancrage, ce calme si nécessaire, loin des vagues et des landes. Lieu où poser son sac, où se poser, se reposer de tout ce qui blesse et qui altère. Lieu d'enfance et de mémoire, giron intérieur, où il est enfin loisible de tourner le dos au vent, à la rumeur de la mer, aux itnersignes de la lande mauve - au tumulte des flots."

  • Port et Baudelaire

    "Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie".

    Charles Baudelaire

  • Extrait de "Rester en rade" de Hervé Bellec, illustré par Philippe Kerarvran

    "C'est ici que l'Atlantique achève enfin sa course. C'est en même temps ici qu'il prend sa source. Deux fois par jour, on assiste aux noces de la rivière et de l'océan, au va-et-vient sensuel et langoureux des deux amants, aux amours interdites qui se cachent à l'ombre des chênes, des ormes et parfois même des palmiers qu'un capitaine de retour des terres australes a ramenés dans son havresac"

  • Extrait de "Une mer de famille" de Gilles Martin-Chauffier, illustré par Nono

    "On dirait que les vagues lèchent les îles comme de longues lèvres blanches et douces. Aussi pâle qu'une mousse ensoleillée, leur écume ressemble à la sueur des amoureux. A l'aube, au soleil levant, sous la caresse de la brise, l'eau ondule et scintille comme une flaque de mercure. L'été, il ne fait pas trop chaud. L'hiver, le froid n'est pas chez lui et ne s'installe pas. Au fond, on n'a que deux saisons : un merveilleux printemps et un long automne tout en douceur."

  • Collection....

    J'avais beaucoup aimé le principe, alors j'en ai commandé trois autres de la même collection!

  • Extrait du "Côté gauche de la plage" de Catherine Cusset, illustré par Alain Robet

    Après la couverture, un extrait :

    "En un coup d’œil on embrasse une immensité de lande, de sable et d'eau que seule borne la rencontre du ciel et de la mer. C'est une immensité contenue par les falaises qui s'avancent dans la mer et forment de larges anses que les vagues viennent lécher. Un infini limité.

    Nombreux sont ceux qui préfèrent, sur la presqu'île, le côté de l'île vierge : depuis le sentier côtier sur la falaise, la mer d'un bleu turquoise est si limpide et si lisse qu'on a l'impression d'être au bord de la Méditerranée, impression que renforcent les pins qui furent plantés ici par erreur. Porzcrac'h, c'est autre chose. Pas une carte postale ; pas une vision statique, mais un mouvement. On dirait que la mer monte à l'assaut de la terre, pénétrant les anses à coups d'immenses vagues aux larges crêtes d'écume fumante comme les narines d'un taureau furieux. Leur râle est si fort qu'il assourdit tout bruit. L'heure la plus belle est celle précédant le coucher du soleil, quand la lande tout entière baigne dans une lumière dorée. Par mauvais temps, le noir des falaises et le blanc des vagues en colère se détachent sur les gris du ciel et de la mer. Devant cette lande secouée par le vent, cette plage où les silhouettes de promeneurs ont l'air de minuscules figurines de Giacometti, ces falaises à la roche noire pleine d'anfractuosités où pousse ici et là une touffe d'algue verte, ces nuages que déchire le soleil dardant ses rayons sur la mer, on éprouve à la fois le sentiment de notre impuissance face à une force informe qui nous renvoie à notre petitesse et à notre finitude, et l'exaltation d'être le spectateur de cette force éternelle. Ce n'est pas beau : c'est sublime."

  • Beau petit livre - Ode à une plage bretonne : Le côté gauche de la plage, Catherine Cusset/Alain Robet